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Souvenirs

 

Une année avec les Grues  2  -

 L'ARAGON

19 février – 3 mars 2010

Partis tôt le matin de la région parisienne, nous somme à Arjuzanx pour le retour des grues qui, ce soir là, pas pressées de rentrer, sont revenues à la nuit tombante.

Le lendemain, nous continuons sur Gallocanta, et nous en rencontrons quelques unes dans les champs. 

 

Une petite pose après la frontière nous permet de voir les premiers Vautours fauves et Milans royaux.

Arrivés à destination, nous nous postons pour attendre le retour de ces demoiselles ; là encore, plus tardif qu'au Lac du Der auxquels nous sommes plus habitués.

 

 Adoptent-elles les horaires espagnols ?

 

Renseignements pris au gîte, nous partons de nuit pour assister cette fois-ci au départ. 

Il fait froid et un petit vent glacial accentue cette sensation. 

Mais après une heure d'attente et l'arrivée d'une dizaine de voitures, rien de significatif quant au départ de migration. 

Elles volent d'un point d'eau à un point d'herbe par petits groupes. Décidemment, elles sont bien surprenantes! 

Est-ce le fait que l'on soit dimanche qu'elles se reposent, est-ce les Pyrénées bouchées qui les empêchent de passer, ou tout

simplement n'est-ce pas le jour J ?!

Quoi qu'il en soit, nous retournons prendre un petit déjeuner avant d'entreprendre le tour de la lagune. 

Enfin, nous retrouvons nos "copines", par groupes plus ou moins importants.

Au cours de notre promenade, nous verrons 2 Gangas uni bande puis 5, des Busards des roseaux et des Busards Saint Martin, puis des Alouettes calandre et des Cochevis de Tekla, un groupe de Chardonnerets élégants virevolter de branches en brindilles,

nous admirerons le jeu de la lumière sur les différentes cultures, pour finir par le traditionnel retour de grues sur fond de coucher de soleil.

Un dernier "lever de grues" 

 

 

 

nous fera assister à un superbe lever de soleil et nous partons pour Belchite. 

 

Sur la route nous voyons les premiers amandiers en fleurs. 

Là aussi les champs offrent une palette de couleurs surprenante.

Nous faisons une visite des ruines de Belchite, village complètement bombardé sous le régime de Franco, et apercevons le Traquet rieur, le Monticole bleu, l'Etourneau unicolore ainsi que le rouge-queue noir.

 

Nous allons ensuite sur la réserve d'El Planeron pour y chercher le très mythique Sirli de Dupont, sans trop y croire. Nous rencontrons des agriculteurs qui nous laissent encore moins d'espoir, mais nous indiquent le lieu où les chances de l'entendre sont les plus grandes.

 

Nous attendons jusqu'à la nuit tombante sans rien entendre ni voir, mise à part une huppe fasciée et de nombreuses Alouettes calandrelles.

Nous revenons le lendemain matin et nous nous postons à l'endroit indiqué, fenêtres ouvertes…. et attendons. Quelque temps se passe et nous entendons enfin les notes si particulières émises par cet oiseau. Nous sortons de voiture et écoutons de nouveau : plusieurs individus se répondent : nous sommes ravis. Nous voyons de nombreuses alouettes monter dans le ciel puis piquer dans la garigue, sans pouvoir reconnaître nos vedettes. Nous partons un peu plus loin, et là, après plusieurs quadrillage, nous "tombons" enfin sur 2 Sirli de Dupont, facilement identifiables par leur bec caractéristique. Quelle chance !

Nous cherchons un coin pour pique niquer et dérangeons un Hibou des marais qui somnolait à l'abri d'un bosquet.

Puis nous repartons ver Lamaza en coupant par la steppe, mais nous nous perdons. Nous mettons le GPS à tout hasard, et surprise, il nous donne la route : bluffant !

Nous dérangerons 2 oedicnèmes criards sur le chemin qui est éprouvant pour le chauffeur, la voiture et les passagers. De ce fait, nous décidons de "tracer" directement vers notre étape suivante, la maison d'hôtes "Boletas" et zappons les Galochos de Ebro.

 

Le jour suivant nous emmènera à l'embalse de Vadiello où nous verrons de nombreux Vautours fauves et un Vautour percnoptère, précoce pour la saison, mais aucun Tichodrome échelette, un peu le but de la visite !
Après un pique nique agrémenté de "grus, grus" de nos "copines" qui traversent les Pyrénées et que nous entendrons tous les jours suivants, nous redescendons pour aller au Castillo del Monte Aragon. En chemin, nous apercevons un Milan royal dans un arbre. 

Arrivés sur place,  brève entrevue avec le Tarier rieur, et là encore, super surprise: 

nous tombons sur le Tichodrome échelette, qui se laisse observer et photographier sur toutes les coutures. 

Nous le laissons pour aller repérer l'embalse de Sotonera où nous irons le lendemain, pour le dernier lever des grues de ce voyage. Le temps se dégrade et il pleut. Nous rencontrons sur place un couple de Bordelais, qui vient ici depuis 16 ans : eux aussi ont un fort attachement à ces oiseaux ! Ils nous indiquent le meilleur endroit du "décollage". Nous y allons, et effectivement des centaines, voir des milliers de grues sont là.

Le lendemain nous revenons. Il y en a un peu moins mais elles ne semblent pas vouloir partir ; elles ont raison, le temps est bouché et il pleut. Nous attendons un peu sans qu'aucun mouvement intéressant ne se passe et décidons d'aller sur l'Ebre, site que nous avions zappé.

Niveau d'eau élevé, nombreux plastiques dans les arbustes et très peu de vie. Nous repartons sur Huelva en passant par la lagune de Sarinena où le soleil couchant enflamme les Sarcelles d'hiver, les canards souchet, colvert et chipeau. Nous entendons la Bouscarle de Cetti et la Cisticole des joncs.

 

Autre jour, autre décor et le soleil est revenu, et c'est tant mieux car nous allons aujourd'hui dans la région de Riglos. Les amandiers ne sont pas en fleurs, mais le spectacle est superbe ! Les Vautours fauves jouent avec les ascendants et c'est un plaisir de les voir évoluer si gracieusement dans les airs.

Quelques balades dans les alentours et nous terminons notre journée au mirador des Vautours ; nous sommes au sommet des Mellos. Un escadron de Craves à bec rouge semble chahuter dans les airs, en lançant des sifflements de "playstation". Un milan royal nous survole, nous faisant admirer son plumage et sa belle queue fourchue, sans oublier des vautours qui passent et repassent en silence devant nous. Spectacle gracieux compte tenu de la taille de l'oiseau.

 

Il pleuviote et le ciel est plombé pour notre dernier jour en Espagne, mais nous décidons quand même d'aller au Salto du Rodan juste "pour voir". Au retour nous tombons sur un vol de plus d'une centaine de vautours et essayons de nous en approcher. Une décharge à ciel ouvert en est l'explication. Un nombre impressionnant de volatiles gravitent autour des détritus, jusqu'à se poser carrément sur le camion des éboueurs !

Nous repartons par un chemin de terre qui nous aura donné des frayeurs suite aux pluies tombées les jours derniers et terminerons cette journée par la visite du musée des vautours à Sta Cilia.

 

 

Nous quitterons ensuite l'Espagne pour prolonger de quelques jours les observations dans les Pyrénées françaises où notre amie adhérente Hélène nous accueillera.

Les grues sont parties de Puydarieux, mais en revanche nous aurons le plaisir de voir, au Pibeste et au Soulor, voler le Gypaète Barbu à deux reprises,

l'Aigle royal, un Faucon pèlerin, les premiers Milans noirs 

et sur le Gave de Pau, le Cincle plongeur, 

le Pipit Spioncelle et des Bergeronnettes grises et des ruisseaux.

Sur le chemin du retour, nous avons voyagé avec les grues jusqu'à Bordeaux.

Ce séjour espagnol était basé sur les grues, donc un peu tôt dans la saison,

mais cela nous a permis de voir le potentiel de la région que nous comptons bien découvrir à une autre saison.

 

 

 

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